La nouvelle position de Paul Bérenger sur l’affaire Medpoint démontre à quel point il pratique un militantisme déboussolé, sans cap et errant. Après avoir accusé les Jugnauth, puis les avoir défendus bec et ongle (pendant le Remake) pour mettre en cause Navin Ramgoolam, aujourd’hui, ne sachant plus quoi dire, il renoue avec son refrain des années 70-80 : la demande d’une commission d’enquête.

La demande d’une Commission d’enquête sur l’affaire Medpoint n’a aucun sens. Pour les raisons suivantes :
– Une Commission d’enquête est instituée sur décision du Gouvernement et le Commissaire est nommé par le Premier ministre (comme dans le cas de l’ICAC) ;
– Une Commission d’enquête a moins de pouvoirs que la Police ou de l’ICAC (par exemple, elle n’a pas de pouvoir d’arrestation, de placement en Garde à Vue, ou autres mesures contraignantes provisoires ;
– Le droit de la preuve, dans le cadre d’une Commission d’enquête, est floue (les règles ne sont pas précises et ont varié au cas par cas dans le passé) ;
– Une Commission d’enquête a une compétence d’attribution limitée (jurisdiction). Elle ne peut pas initier une enquête sur un fait qui surgit dans le cadre de l’enquête

Et si les juges n’avaient pas reconnu la culpabilité de Pravind Jugnauth ? Medpoint aurait été un méga-scandale, dont personne ne conteste les faits (achat d’une clinique en ruine, doublement du prix initial (déjà surévalué)), et sans aucun responsable ou coupable au final ? C’est peut-être injuste, dans une certaine mesure, qu’un seul protagoniste porte (seul) le chapeau dans cette affaire. Mais que la Justice n’a pas mis la main sur les autres, n’est en rien une défense.

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