Nos Chers Compatriotes,
Maurice a connu l’alternance et gagné en maturité politique.
Toutefois, notre pays doit affronter deux défis majeurs :
Le Pouvoir reste trop centré entre les mains d’un seul homme et les institutions conçues pour faire un contrepoids n’ont jamais réussi à s’émanciper réellement du Premier ministre.
Le Président de la République est soit l’obligé du Premier ministre soit complètement effacé. La Présidence du Parlement est réduite à n’être qu’une émanation familiale des numéros 1 et 2 du Gouvernement.
Les organes chargés d’enquêtes et de recherches des auteurs d’infraction sont vraisemblablement soumis aux diktats de l’Exécutif et les faits récents de l’actualité en font la démonstration. La décision de mettre sous tutelle administrative du Gouvernement l’autorité des poursuites est une preuve supplémentaire de la volonté de l’Exécutif d’avoir une mainmise totale sur les institutions.
D’autres autorités administratives prétendument indépendantes subissent une même pression.
Or, notre Démocratie a besoin d’un réel équilibre des pouvoirs sans lequel tout changement de régime se traduirait en vendetta comme c’est le cas au Bangladesh et au Pakistan en particulier.
Nos institutions doivent être consolidées et gagner en indépendance.
Par ailleurs, notre société traverse une crise aux multiples facettes : l’insécurité, tant routière que physique et aux biens ; le trafic de stupéfiants en tous genres et le copinage qui a fait un retour en force au détriment de la méritocratie.
Le copinage, conjugué avec l’incompétence, cause un tort considérable à la société. Nous l’avons vu avec les accidents mortels des transports en commun, la mauvaise distribution de l’eau potable et même plus récemment avec les bavures et brutalités policières.
Face à ces problématiques, le nouveau régime peut être tenté de penser qu’il n’a pas à agir sous la pression d’une opposition parlementaire car celle-ci est déchirée et engouffrée dans les affaires.
Néanmoins, nous appelons les citoyennes et citoyens à rester vigilants et contrôler l’action du Gouvernement sans concession et à faire preuve de discernement.
Notre République en sortira grandie.
Vive la République,
Vive Maurice
Priscilla Sambadoo (Présidente du RCP), Rajeev Gunput (Secrétaire général du RCP), Parvèz Dookhy (Président honoraire du RCP)

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