Leçon n° 2 d’éducation civique

Les régimes politiques

Dans le cadre de cette leçon, nous aborderons les différents types de régimes politiques, la façon dont un État s’organise, se structure pour exercer le pouvoir.

On peut opposer plusieurs types de classification.

Une première classification consiste à comparer la nature et la force du pouvoir exercé. Ainsi, on peut comparer les régimes totalitaires, des régimes autoritaires et les démocraties libérales.

Régime totalitaire

Un régime totalitaire consiste en l’instauration d’un gouvernement infaillible, qu’on ne peut pas mettre en cause. Ce gouvernement impose une pensée unique, qui est censée être la bonne. La contestation n’est pas possible. Il n’y a qu’un seul parti politique qui est toléré, c’est ce qu’on appelle le « parti unique ». Dans la pratique, toute tentative d’émergence d’une opposition politique est vite réprimée. L’État surveille tout, et par conséquent développe une puissante police secrète. Quelques exemples des régimes totalitaires sont les régimes fascistes, nazis et plus récemment soviétiques. C’est ainsi qu’était géré l’URSS, un peu aussi Cuba et la Chine.

Régime autoritaire

Les régimes autoritaires. Il s’agit d’une autre catégorie. Dans un régime autoritaire, ce qui le distingue, c’est la manière autoritaire dont le pouvoir est exercé. On ne peut pas contester l’autorité. Mais l’autorité permet à certains pouvoirs d’exister, par exemple, le pouvoir religieux, l’Église et le patronat. L’État réprime les opposants, qui ont dans certains cas le droit d’exister, mais tout est fait pour que leur existence soit difficile. S’il y a des élections, elles sont bien manipulées, truquées au besoin pour empêcher toute alternance. Un exemple, c’est la situation des pays arabes, surtout avant le printemps.

Démocratie libérale

Par contraste aux deux régimes précédents, il y a « la démocratie libérale », l’organisation moderne et libre de la société. Dans une démocratique libérale, les dirigeants sont choisis par les électeurs, librement. L’État assure la séparation des pouvoirs, c’est-à-dire, une indépendance ou du moins une certaine séparation entre les grands pouvoirs de l’État : l’Exécutif, le législatif et le Judiciaire. L’État garantit aussi les droits fondamentaux des individus. On l’appelle aussi État de droit. Le Gouvernement ne peut pas tout faire. Il y a des règles, des principes à respecter. Les anglais utilisent le terme de « Rule of Law ».

Dans la classification que nous avons étudiée, nous avons opposé, comparé, la manière dont un État exerce sa force. Mais nous pouvons aussi analyser les régimes politiques par rapport à la façon dont le pouvoir est structuré.

Il y a deux grands types d’organisation politique qui s’affronte avec des variantes : la monarchie et la République.

Monarchie

À l’origine, Monarchie signifiait la représentation du pouvoir par un seul, éventuellement un privilégié choisi par le pouvoir divin. Le pouvoir est centralisé. Il a pu exister dans le passé une monarchie élective mais elle n’a pas été répandue. La plus développée des monarchies est celle qui est héréditaire, le monarque se fait succéder par sa descendance ou à défaut par un membre de la famille. Maurice a été une monarchie. D’abord, aux temps des français, sous le règne de Louis XIV. Puis, sous l’administration anglaise et aussi après notre accession à l’Indépendance jusqu’en 1992.

Monarchie absolue

Il y a deux types de monarchies : monarchie absolue et monarchie constitutionnelle. Dans la monarchie absolue, le monarque, le roi ou la reine, concentre tous les pouvoirs. En général, le pouvoir est simplement délégué à la famille royale. C’est le roi qui est l’autorité. Louis XIV disait ainsi « l’État, c’est moi ».

Monarchie constitutionnelle

Par opposition, il y a les monarchies dites constitutionnelles ou parlementaires. C’était le cas de Maurice sous le règne des anglais et surtout après notre accession à l’Indépendance. Le Chef de l’État était la Reine Élisabeth, en tant que Reine de Maurice. Le Chef de l’État est un pouvoir symbole, mais la conduite de la politique de la nation est exercée par un gouvernement responsable devant le parlement.

République

Contrairement à la monarchie, dans une République, les fonctions de Chef de l’État n’est pas héréditaire. Généralement, le Chef de l’État est élu ou du moins choisi selon un procédé. Dans certains régimes, il s’est imposé par la force. Il porte généralement le titre de Président.

Maurice est une République depuis 1992. Le Chef de l’État est choisi par le Premier ministre et son choix est ratifié (approuvé) par le Parlement.

Il y a différents types de Présidents.

Les régimes présidentiels, semi présidentiels et parlementaires

À Maurice, il y a un débat sur les pouvoirs dont le Président doit avoir. Il y a différents modèles.

On différencie, le régime présidentiel, le régime semi présidentiel et le régime parlementaire.

Dans le régime présidentiel, le président a un fort pouvoir. C’est lui qui choisit en toute discrétion les ministres.

Dans le régime semi présidentiel, le président a un certain pouvoir de direction qu’il partage avec le gouvernement, dirigé par le premier ministre. C’est le cas en France.

S’il s’agit d’un régime parlementaire, le pouvoir principal est entre les mains du gouvernement, dirigé par le premier ministre. Ils sont responsables devant le parlement. C’est le système politique de Maurice actuel. Le Président est un symbole, garant du bon fonctionnement des institutions et n’intervient qu’en cas de crise.

État Fédéral et État Unitaire

Il peut aussi avoir de régime qui n’ont ni l’appellation de Monarchie ou de République. Les États-Unis d’Amérique sont une Fédération. Une fédération est un système d’État qui regroupe plusieurs États en un seul État. Maurice, par contre, est un État dit unitaire. C’est le cas du Royaume-Uni et la France aussi. A Maurice, même si nous avons plusieurs territoires, Rodrigues, Agaléga, St Brandon, les Chagos éventuellement, tous ces territoires forment un seul et unique État.

Ralliement Citoyen pour la Patrie (RCP)

Publicités