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Interview de Murvyn Calambi, Vice Président du RCP, sur la rentrée parlementaire dans le Journal 5-Plus du 31 mars 2013
 
par Christophe Karghoo
 
Dans un communiqué que le Ralliement Citoyen pour la Patrie a publié cette semaine, il est dit que « le pays traverse une véritable crise morale ». Pourquoi ce constat ?Il y a une nette dégradation de la sécurité tant sur les routes qu’au sein de la société elle-même. Des élus et membres et ex-membres du gouvernement, au plus haut niveau, sont pointés du doigt dans des affaires les plus graves en matière de crimes économiques. Il y a des allégations de largesses faites par chacun à sa maîtresse, le chef du gouvernement comme le leader de l’opposition ! Le secteur de l’éducation publique est secoué par une série de scandales relatifs aux bonnes mœurs. Au Parlement, les insultes fusent de partout. Un haut responsable politique a relaté dans les moindres détails les actes de relations sexuelles dans une réunion publique. Les institutions chargées du respect de l’ordre et de lutte contre ces méfaits sont les plus dociles, inaptes et inefficaces. Les violences faites aux femmes sont banalisées. Il y a un manque de politique pénale. Il y a des fléaux pointés du doigt par des chaînes de télévision de renommé international. Aucun parti, sauf le RCP, n’a un projet de réforme pour la lutte contre les crimes économiques et de réforme pénale.

 

Vous réclamez aussi ce que l’opposition parlementaire dépose une motion de censure à l’encontre du gouvernement. Quelle est l’idée derrière une telle demande ?

Une motion de censure a plusieurs objectifs. Elle sert à renverser un Gouvernement dont le bilan est catastrophique. Elle permet d’avoir un vrai débat sur ce bilan et clarifier la position floue de certains élus. Or, à Maurice nous avons une opposition parlementaire loyale et complice. Le Leader de l’Opposition a choisi lors de sa première séance de question de ne pas interroger le Premier ministre sans doute pour ne pas le mettre en difficulté ou pour ne pas subir un effet boomerang car il a aussi ses propres casseroles. Il a choisi le sujet le moins difficile pour Gouvernement, la hausse du prix du carburant en interrogeant un ministre de second rang. N’importe quelle opposition parlementaire aurait tenté, ne serait-ce que pour donner un signal, une motion de censure dans un tel contexte de magouilles, crimes, violences.

Pouvez-vous nous rappeler la raison d’être du RCP ?

Il n’y a pas de hauteur dans les débats politiques. Les partis ne pratiquent que les accusations mutuelles, les insultes. Les partis traditionnels sont frappés par une faillite idéologique irréversible. Le RCP veut élever le débat et rendre à la politique toute sa noblesse. Le RCP est un parti d’idées et de valeurs.

Quelles sont vos réalisations depuis la création du parti ?

Nous avons fait la réforme électorale même sans la réforme en indiquant comment on peut être candidat aux élections législatives sans déclarer son appartenance ethnique. Nous avons établi une charte de l’action politique, un code éthique, que la commission électorale aurait dû établir. Nous sommes le seuls parti à avoir pris position sur le respect de l’intégrité territoriale de Maurice. Nous avons présenté nos idées dans plusieurs domaines, l’éducation, la jeunesse, la culture, l’économie, la relance forte de la croissance etc. Sur un plan plus social, nous sommes venus en aide aux sinistrés des inondations. Nous ne faisons pas de la palabre politique !

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