Chère mauricienne,
Cher mauricien,

Le 12 mars, nous fêtons notre accession à l’Indépendance, mais aussi, depuis 1992, notre accession au statut de la République.

La République, contrairement à la Monarchie, est un choix du peuple mauricien. Elle n’a pas été imposée. Elle fonde un nouveau pacte social autour des valeurs, notamment de vivre ensemble, d’égalité et de liberté.

Il est bien regrettable que ces valeurs n’ont pas été mises à l’avant par nos dirigeants, soit pas suffisamment dans les discours, soit elles étaient absentes dans la pratique.

Le vivre ensemble mauricien est devenu très fragile alors qu’il s’agit d’un des plus gros défis de notre indépendance après les violences inter-ethniques de 1968. Les politiques ont pratiqué une communautarisation du peuple tout en prônant du bout des lèvres, lors des discours officiels, l’unité nationale. Certains ont même évoqué la primauté de la religion sur le politique.

L’égalité, qui n’est malheureusement pas inscrite dans notre Constitution de 1968, n’est pas un sentiment partagé par le mauricien en raison de l’accroissement de la fracture sociale. Il y a un manque criant de justice sociale. Le pouvoir politique semble être confisqué par quelques heureuses familles.

Si le mauricien jouit dans l’ensemble de grandes libertés, en raison de notre attachement aux valeurs de la Convention européenne des droits de l’homme, qui a inspiré le rédacteur de notre Constitution, S. A. De Smith, nous n’avons toujours pas acquis la liberté audiovisuelle. Nous devons être un des rares pays de la planète à s’en priver.

Plus que jamais l’expérience nous invite, individuellement et collectivement, à la plus extrême vigilance, à la plus grande lucidité et à la plus grande humilité face aux dérives que nous connaissons et subissons.

C’est le noble combat du Ralliement Citoyen pour la Patrie.

Vive la République, Vive Maurice

Parvèz A.C. Dookhy, Murvyn Calambi, Shabana Raman, Reena Devi Kissoon-Leste, Priscilla Sambadoo, Rajeev Gunput, Sébastien Serret, Dr Taleb Durgahee, Hensley Dorlin et Cheryl Clement.

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