Ce que le militant souhaite pour son pays

Tout le monde s’accordera pour dire qu’il y a eu un net recul des valeurs dans la vie publique depuis ces deux dernières décennies.

Le militant, au-delà des jeux d’alliances politiques et de posture électorale, souhaite que la République de Maurice se renoue avec ses valeurs tant affirmées au moment de notre accession à l’indépendance : l’ascension sociale, l’éthique, le professionnalisme, l’égalité entre citoyens et la démocratie.

Nous devons urgemment réhabiliter l’éthique et la morale politique. Trop de délits financiers, de prises illégales d’intérêts de certains dirigeants dans la conduite des affaires de l’Etat et de faits de corruption caractérisent l’action de nos gouvernants. Nous devons rendre hommage à ceux, trop peu nombreux, qui mènent un combat pour la moralisation de la vie publique parfois au risque de leur vie. Dans cette perspective, l’institution chargée de la lutte contre la corruption (l’ICAC) doit être placée sous la direction d’un haut magistrat en exercice (ou éventuellement à la retraite) pour affermir son indépendance et impartialité et par là-même son efficacité. Aussi, le gaspillage des fonds public doit-il être pénalisé et sanctionné.

Les valeurs du travail, de l’effort constituent le fondement de la dignité de la personne humaine et la condition du progrès social. Le favoritisme en raison de l’appartenance communautaire ou de la proximité politique doit être fortement sanctionné. Il y a lieu peut-être de mettre en place un organisme public chargé de la lutte contre toutes les formes de discriminations. La discrimination à l’emploi est un facteur poussant à l’exode l’élite dont on a le plus besoin. C’est un drame mauricien auquel il faut y mettre un frein de la manière la plus marquée.

Les mauriciens aspirent à davantage de démocratie. La démocratie locale a été bafouée en renvoyant sine die les élections pour cause de réformes ! Par ailleurs, notre démocratie parlementaire est trop viciée. Il n’y a aucun contrôle efficace et effectif des dépenses électorales des candidats, ce qui permet bien à certains de corrompre l’électeur. La Télévision nationale joue un rôle trop déterminant dans l’allocation des temps d’antenne au détriment du principe du pluralisme de l’information. Il y a lieu d’instaurer un système de contrôle judiciaire des dépenses électorales des candidats. Le pluralisme doit s’imposer à la télévision nationale qui de surcroît doit connaître la concurrence.

L’insécurité galopante demeure une de nos préoccupations majeures. Trop de crimes et de délits se produisent et pour certains sans issue judicaire, donc sans sanction. L’île Maurice moderne a besoin de sécurité et de l’ordre public. Il nous faut une politique pénale et sécuritaire digne de ce nom. Plus de quarante ans après notre Indépendance, il y a un besoin de réorganiser nos services afin de les adapter à l’évolution de la société et du monde. Le gouvernement doit avoir en son sein un véritable ministère de l’intérieur. Actuellement, les fonctions de ministre de l’intérieur sont occupées, comme depuis toujours, par le Premier ministre. Ce n’est plus compatible aujourd’hui en raison de la complexité de ce ministère et des nouveaux enjeux et le développement de l’État.

Ces réformes sont à notre portée. Le militant doit rester ferme dans son exigence d’une République infaillible.

En avant Maurice !

Parvèz DOOKHY

Posted le 18 November 2011 at 21:05

Source : http://www.facebook.com/groups/clubdesmilitants/doc/291811737525347/

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